Mon c½ur saigne a l'idée de te voir partir, mais même mes larmes ne peuvent te retenir. La douleur est là, présente comme avant, beaucoup plus forte qu'auparavant... De te voir, vivre mon passé au présent, m'achève... Plus du tout envie de me battre, de continuer à faire de jolies choses qui me seront utiles en la vie... J'ai plus aucunes raisons de vivre... J'ai perdu ma vie en te voyant partir sous mes yeux... Partir dans ce chemin si sombre, que j'ai habité durant plusieurs mois... Voir ces marques sur ta peau me donne envie de faire copié conforme sur la mienne... Je te tendrai la main jusqu'au dernier jour... Dire que bientôt on se dit adieu... Je veux pas... Tu vivras ta vie pendant que je vivrai la mienne... Avec toi, tout mes espoirs en la vie s'en iront... Je veux plus continuer... Je veux simplement mourir, mourir à tes cotés, partagé la même chambre d'hôpital... Tu vivras, tu m'entends !! Tu vivras pour toi, pour moi, pour nous... J'abandonnerais tout espoir qu'un jour tout aille mieux lorsque tu seras parti... Je retournerai dans le passé pour de nouveau voir ton visage... Si ces marques refont surface, ne me suis pas... Je ne veux pas que tu coules à petit feu comme je vais le faire... Tu l'as dit toi même ; la mort te préoccupe, mais pas au point de te suicider si une de tes amies mourrait, alors promets moi que, quoiqu'il arrive, tu vivras... Deux ans de bonheur, seulement deux ans... Mon rêve était de passer ma vie tout entière à tes cotés... Les souvenirs reviennent... Je pleure, je pleure, et je pleure... Si seulement moi aussi je pouvais prendre cette lame tout comme toi... En ce mois de juillet, une amitié va se fané, se détruire, mourir... Plus envie de rien... Seulement envie de pleurer... Laissez moi, laissez moi couler, laissez moi tomber, laissez moi reproduire le passé, le mien... Mais dis moi à quoi ça sert d'avoir survécu après tant de combats ? Et d'avoir tout perdu et tout laissé là bas ? D'avoir l'espérance qui ensoleille nos rêves ? Et d'avoir une chance que le calvaire s'achève ? Si la route se referme... Mais dis moi à quoi ça sert d'avoir tant voulu repousser les frontières ? Et d'avoir retenu nos cris dans la misère ? D'avoir sur les mains du sang et des remords ? D'avoir fait tout ce chemin pavé de tant de morts ?